De sérieux enjeux pour le textile



DE GRANDS DÉFIS ÉCOLOGIQUES

Réduire les émissions de CO2 des tissus et arrêter de polluer des eaux autour des usines sont les deux plus grands défis écologiques du secteur textile.

L'industrie textile est en effet responsable d'autant d'émissions de gaz à effet de serre que le secteur aérien: elle contribue de 2 à 10% (selon les études) des émissions mondiales ! (1)

La production des matières textile contribue fortement à pollution des eaux mondiales à cause de produits chimiques qu'elle recquiert comme les teintures ou les pesticides. Leur fabrication lointaine nous a faire perdre conscience du niveau de risque inhérent à l'indutrie et l'a même augmenté puisque les tissus sont produits dans des zones où réglementations sont peu contraignantes. Par exemple l’agriculture intensive du coton pollue les eaux de façon massive, par sa forte consommation d'engrais et de pesticides : chaque tonne de coton conventionnel nécessite plus de 100kg d'engrais, et l'industrie du coton consomme plus de 25% des pesticides dans le monde ! Ces engrais et pesticides causent d'autres conséquences locales graves, comme l'acidification des eaux, l'eutrophisation et la chute de la biodiversité…

La production du coton nécessite par ailleurs des quantités faramineuses d'eau, ce qui pose un problème dans les régions de production du coton, souvent soumise à un fort stress hydrique : un T-Shirt demande l'équivalent de 450 litres ! (2)

Les vêtements en matière synthétique soit 70% du textile mondial, polluent ensuite à chaque lavage pendant lesquels ils libèrent des microfibres dans les eaux usées. Ces microfibres vont ensuite rejoindre les océans et causer de grands impacts sur la biodiversité marine.



DES DEFIS POUR LA DIGNITE DU TRAVAIL

Dans la très grande majorité des cas, l'origine des textiles achetés est inconnue, ainsi que toutes les conséquences liées à ces achats. Les articles vestimentaires sont encore régulièrement produits loin de leurs points de vente, dans des conditions sociales indignes (sécurité des locaux, salaires, horaires...). Par exemple, en avril 2013 s'effondrait le bâtiment du Rana Plaza, au Bangladesh, provoquant la mort de 1127 ouvriers de l'industrie textile. Autre exemple, aujourd'hui au Cambodge, les petites mains de cette industrie gagnent un peu moins que la moitié du salaire vital estimé pour vivre décemment dans le pays. Une part qui descend à un tiers en Inde et en Turquie. (3)

En Europe, en parallèle, les savoir-faire se perdent petit à petit, et de nombreuses régions anciennement d'industrie textile se retrouvent à assumer un chômage fort. Toujours en Europe, de nombreuses multinationales décident de changer de pays de localisation juridique pour optimiser leur fiscalité, loin des pays de production.



RESPONSABILISER LES CLIENTS

Les clients ont un rôle central : souvent peu conscients de ces défis, ils se sont habitués à des produits dont le prix bas ne reflète pas les réels coûts environnementaux et sociaux.
La fast fashion, ou mode éphémère, fait des ravages. Elle est ce principe de production et de vente à flux tendu, pour des vêtements pas chers et de mauvaise qualité. Cela pousse à de nouveaux achats, sans prendre en compte les impacts. Les clients devront réapprendre à accepter des prix justes, exiger des marques la qualité et une information transparente.



Sources :
  • (1) Rapport de la fondation Ellen MacArthur : ici
  • (2) Voir les rapports d’Eco-Invent : ici
  • (3) Ethique sur l'Etiquette : Le site
bannière