Les 3 clefs pour réduire son empreinte carbone en France

Le bilan carbone de la France

Les émissions de la France sont situées un peu au-dessus de la moyenne mondiale : elles sont dans le bas du panier des émissions des pays développés. Nos modes de consommation occidentaux (chauffage, transports etc.) sont en effet compensées par une électricité dont la production, principalement issue du nucléaire, émet peu de CO2.

Comparaison internationale des bilans carbone par habitant (2015)

Le bilan carbone d’un français

On chiffre les émissions de CO2 à environ 12 tonnes CO2e par personne et par an en France. Les transports, le logement et l’alimentation sont responsables de 2/3 des émissions !

Selon les méthodes de calcul, l’empreinte carbone moyenne d’un français peut varier.

Il existe un grand nombre de calculateurs qui peuvent vous indiquer en moins de 15 minutes votre empreinte carbone individuelle. Vous pouvez tester le calculateur GoodPlanet, choisir entre un bilan rapide ou complet avec MicMac, ou encore opter pour la version de Carbon Footprint ! Il est également possible de comparer les bilans carbones des objets de la vie courante, avec en particulier ce comparateur mis en place par Libération.

3 thématiques pour agir

S’il n’y avait que trois mots à retenir de cet article, il s’agirait de « transports », « logement » et « alimentation » !

Halte à la voiture essence et à l’avion!

Nos transports quotidiens sont responsables d’une part majeure de nos émissions en CO2. Chaque voyage en avion a un très fort impact (1 tonne de CO2 pour un aller-retour Paris-New York) mais les trajets quotidiens en voiture à essence, en particulier quand il n’y a qu’un seul passager constituent la plus grande source d’émissions. Ce sont à la fois les étapes de production et d’utilisation du véhicule qui posent problème. Il existe donc trois niveaux de réponse :

  • opter pour des modes de transport moins polluants, comme la marche, le vélo, le train, les transports en commun ou le covoiturage, dans la mesure du possible,
  • limiter les achats de véhicules neufs et mutualiser l’utilisation
  • privilégier les véhicules électriques (le mix énergétique français, composé à 80 % d’énergie nucléaire, émet peu de GES).

Chauffer peu et efficacement

La majorité des émissions liées au logement sont dues aux dépenses énergétiques pour le chauffage. L’isolation du logement est donc un paramètre majeur à prendre en compte, ainsi que le type de chauffage utilisé (le bois est particulièrement polluant).

Plus de légumes, de céréales et de fruits

Le contenu de notre assiette influe également beaucoup sur notre empreinte carbone. Il ne s’agit pas forcément de stopper la consommation d’un aliment en particulier, mais de réguler, par exemple, les apports en viande. Heureusement, il semblerait que privilégier un régime sain et équilibré soit compatible avec une réduction de son empreinte carbone ! Manger local et se lancer dans le « zéro déchets » vont de pair avec ce nouveau régime pour une action plus efficace.

Il est même possible de calculer le bilan carbone de ses recettes préférées sur ce site !

Quelques chiffres

  • Saviez-vous qu’une personne vivant seule émet en moyenne 3 fois plus de CO2 qu’une famille nombreuse ?
  • Les tranches d’âge les plus polluantes sont les 18-24 ans (usage de voitures individuelles) et les seniors de plus de 65 ans (logements plus spacieux et utilisation de l’avion).

Il existe un grand nombre de solutions pour agir sur notre empreinte carbone, à la fois dans nos choix en tant que consommateurs, mais également dans nos modes de vie.

Cela suffit-il ?

Comme le rappelle une étude réalisée par Carbone 4, pour respecter la diminution de 80 % des émissions de CO2 décidées par l’accord de Paris, les actions individuelles ne suffisent pas. Entre 35 et 60 % des efforts devront être réalisés à l’échelle collective pour favoriser la transition des modes de vies vers un modèle moins carboné.

Le bilan carbone ne fait pourtant pas tout et il faut garder à l’esprit que l’empreinte environnementale dépend d’autres paramètres comme la pollution des eaux ou la biodiversité !

Sources :

IPSOS: L’observatoire du bilan carbone des ménages

L’étude de Régis Janvier

Le bilan carbone comparatif des aliments de Clune et al.

Le document du Commissariat général au développement durable

Le résumé de l’étude de Carbone 4 par novethic.

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